Lyon (69), pont de la Guillotière
Si le franchissement du Rhône à Lyon s'est probablement toujours effectué à l'emplacement actuel du pont de
Extrait du plan scénographique de la ville de Lyon réalisé vers 1560 (AML 1S165)
Malheureusement il a été très difficile de procéder à l'étude de ce lot d'armatures, par les raisons suivantes :
- les archives de fouille ne sont pas rassemblées au même endroit et certaines sont manquantes ;
- les sabots sont très concrétionnés et représentent uniquement un échantillonnage de ce qui avait pu être mis au jour lors de la fouille ;
- alors que l'étude dendrochronologique fut réalisée sur une grande quantité de pieux et de palplanches, aucune correspondance n'existe entre la numérotation des bois et celle des armatures pour pouvoir en donner une datation absolue (perte d'information considérable).
Étude du lot d'armatures
L'étude a porté sur un lot composé de 36 armatures. Ce lot rassemble 27 sabots à quatre branches de code typologique IV A
Afin d'établir une éventuelle chronologie, il a fallu essayer de partager le lot en plusieurs groupes. Ce partage a été réalisé par comparaison de l'aspect général de l'armature. Après comparaison, nous nous trouvons face à 6 groupes d'armatures.
L'armature la plus représentée (environ 61%) est un sabot en fer forgé pesant
Les branches sont soudées par forgeage sur une culasse de forme pyramidale ayant pour base
L'étude détaillée des armatures est partagée en deux, la partie gauche pour les sabots de pieu de type IV A
Le graphique suivant, concernant les sabots de pieux, montre une certaine analogie entre les courbes de l'ensemble qui ont à peu près les mêmes amplitudes, ce qui ne manque pas de marquer une certaine relation entre les différentes parties constitutives du sabot.
L'étude souligne au moins 6 lots d'armatures ayant des caractères différents. Ils peuvent être considérés comme les lots de référence pour de futures études archéologiques concernant ce pont. Par contre il n'est pas possible dans cette étude de proposer une chronologie absolue.
Essais de datation des armatures :
Les datations sont à prendre avec une grande prudence. Ce sont des datations proposées par rapport à l'étude faite sur l'ensemble des armatures du corpus général.
Conclusion
Pour la présentation des conclusions archéologiques relatives à ce lot de 36 armatures, 6 ont été sélectionnés afin de couvrir toutes les formes découvertes lors de la fouille. Les résultats seront présentés individuellement. Aucune chronologie absolue ne pourra être observé car les datations dendrochronologiques ne peuvent pas être mises en relation avec les armatures. Pour cette raison, seules leurs caractéristiques pourront être présentées. Les armatures seront présentées dans l'ordre de leurs numéros d'inventaire.
69 GUI 0003 : lardoire en fer forgé de type II A
69 GUI 0004 : Lardoire en fer forgé de type II A
69 GUI 0007 : sabot en fer forgé de type IV A
69 GUI 0009 : lardoire en fer forgé de type II A
69 GUI 0013 : sabot en fer forgé de type IV A
69 GUI 0036 : armature de section ronde en fer forgé de type I A
Inutile de préciser ici qu'une archéologie du pont est très difficile à comprendre ainsi qu'à entreprendre et c'est pourquoi mes conclusions seront brèves : quel dommage que les archives de fouille soient aussi dispersées et que l'on n'ait pas fait plus attention à ces armatures métalliques, qui auraient pu constituer un lot très intéressant.
[1] Analyses faites Alain et Christian ORCEL du Laboratoire Romand de Dendrochronologie et Archéolabs.
[2] Analyses faites Alain et Christian ORCEL du Laboratoire Romand de Dendrochronologie et Archéolabs.